Peintre de la lumière

6 juin 2019

Notez bien la sortie du 4e artbook de Lucio Perinotto qui rassemble de nouveaux Warbirds, quelques avions civils mythiques et même des jets sensationnels datant des années 1950-1960 !

Et demandez vite à votre libraire le N°2 de journal gratuit Déballage où le peintre se raconte dans une interview exceptionnelle ! Voici les premières questions qui devraient titiller votre curiosité…

Lucio, peux-tu nous raconter en quelques mots ton envol dans le monde de la peinture aéronautique ?
À la base, j’exerçais un boulot technique puis j’ai appris, sur le tas, le métier de graphiste. À l’époque, c’était un travail qui demandait un savoir-faire particulier et beaucoup de minutie… et des ciseaux, et de la colle… Puis les ordis sont arrivés et alors, clairement, l’ancienne garde non formée à l’informatique a dû sauter. J’avais 30 ans et des poussières et j’ai décidé de prendre une année sabbatique pour peindre…

Et l’aéronautique alors ?
Alors, j’ai toujours peint et entre autres des avions. Mais cela a vraiment commencé par un drôle de hasard. Je vous raconte. Un jour, je peins un tableau en noir et blanc — je dessine souvent en noir et blanc, je suis à l’aise avec le noir et blanc — un tableau assez grand qui représente un avion survolant New York. Puis une fois fini, je le mets à la cave.
Dans mon entourage, il y avait un type qui bossait dans la pub et qui voulait se diversifier, tenir une galerie… Il passe à la maison et je lui dis : « Tiens, je vais te montrer quelque chose », on descend à la cave et je lui sors ce tableau. Sa réaction a été hyper enthousiaste, selon lui, c’était du jamais vu et c’est vrai que dans le monde de la peinture aéronautique, et même de la peinture en général, le noir et blanc était peu travaillé. C’était un truc de photo, pas de peinture. Finalement, il l’a exposé à Deauville et l’a vendu en deux jours ! À ce moment-là, j’ai vraiment compris qu’il y avait un public pour ce que je faisais et j’ai donc continué de peindre des avions en noir et blanc pendant une dizaine d’années, avant de poursuivre en couleur…
Et suite à cela et à cette année sabbatique dédiée à la peinture, j’ai aussi pu exposer mes toiles dans la galerie d’Orly. L’aéroport de Paris avait alors une programmation culturelle et une vraie galerie et cette expo s’est très bien passée !

 

> À suivre dans Déballage N°2, en librairie dès le 12 juin et avis aux esthètes : les reproductions sur-mesure de 2 toiles de Lucio Perinotto sont disponibles dès à présent sur 9art.com !