Interview Croisades & Ballades

25 avril 2019

Prince guerrier, roi chevalier, héros des croisades, Richard Coeur de Lion vous ouvre les portes de sa légende !
La série de Brrémaud et Bertolucci revient dans une intégrale à l’édition soignée, mettant à l’honneur ce classique des années 2000. Et, en prime, retrouvez ici une interview du roi himself !

 

Votre Altesse, vous allez dès demain partir en croisade en Palestine. Pouvez-vous expliquer, de votre très éclairée parole, à votre peuple qui vous aime, pourquoi vous partez si loin ?
RICHARD COEUR DE LION — Si le fils de Dieu qui s’est fait homme avait arpenté les rues de Londres, je serais allé à Londres. Oui mais voilà, c’est en Palestine que ça s’est passé. Je pars donc sur ses traces, officiellement pour défendre son tombeau contre l’infidèle et chercher sa croix. Mais en réalité, je vais à la rencontre de l’autre. On m’a dit beaucoup de bien de Saladin. J’aimerais en faire un ami, lui poser des questions sur sa culture avancée en tous points. Étant moi-même musicien à mes heures, et poète, j’attends beaucoup de ce voyage.

Dans votre grande sagesse, vous laissez l’Angleterre à votre bien-aimé frère, le Prince Jean. Celui que l’on dit « sans Terre » va donc régner sur vos sujets ?
RCL — Jean est un bon bougre. On dit parfois de lui qu’il est caractériel, cruel et sot.
Mais vous verrez, l’histoire dira du bien de lui. Et ne me faites pas dire du mal de lui, je lui ai confié mon chien. Mon chien et belle Marianne.

Grand Roi, votre armée va rallier celles de nos alliés, le Roi de France et l’Empereur d’Allemagne. Une force immense pour reprendre Saint-Jean-d’Acre. Comment pensez-vous que Saladin va réagir ?
RCL — Oh, mais que cela reste entre nous, je n’ai pas l’intention de me battre. Au contraire, je pars en Palestine pour signer un accord de paix, et créer des liens entre nos deux mondes. Certes, mes alliés ont eu des mots guerriers, mais un climat doux et quelques airs de vielle... La musique adoucit les moeurs, c’est bien connu.

On dit de Saladin, Ô lumière de Normandie et d’Aquitaine, qu’il est rusé et sans pitié. Quelle stratégie allez-vous mettre en place pour le vaincre ?
RCL — On dit n’importe quoi. Et ma seule stratégie est d’en faire un ami, un proche avec qui échanger et dialoguer. Rusé, c’est possible, mais sans pitié, qui vous a dit ça ? Une chose est sûre, Saladin ne peut pas être assez fou pour affronter l’armée chrétienne que j’aurai l’honneur de commander.

Merci, Ô Splendeur de l’Occident, que les vents vous soient favorables et que la Grande Croix vous apporte gloire et sainteté.